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AVERTISSEMENT
: Ce document - compilation de textes de divers auteurs - ne
prétend pas être une
étude d'une précision historique
inattaquable. Ce n'est qu'un aperçu,
obligatoirement succinct, décrivant
les évènements locaux qui se sont
déroulés ces jours là. |
"Mon amie, je n'ai reçu de lettres de toi aujourd'hui, non plus les journaux. Je me rends prés de Brie Contre Aubert. senté est fort bonne. J'espère être quitte bientôt de tous nos ennemis, au moins à bien des marches de Paris.
Tout à toi. Ton f(idèle)
Nap.
Donne un baisé à mon, fils."
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GUIGNES le 16 FEVRIER 1814Donc, le 16, au matin, Napoléon quitte MEAUX et se dirige sur GUIGNES, à travers la Brie, par le chemin de CRECY et de FONTENAY-TRESIGNY. Cette route est aussitôt couverte de charrettes sur lesquelles les habitants des villages voisins font doubler les étapes à nos soldats harassés. En approchant de GUIGNES, le canon se fait entendre du côté vers lequel on marche, et excite les efforts des soldats pour arriver. L'artillerie courant le poste. Le bruit du canon s’entend plus fortement. Depuis midi l'on se bat dans la plaine de GUIGNES. Les ducs de Bellune (Victor) et de Reggio (Oudinot), poussés toujours par l'ennemi, lui opposent la plus vive résistance en l’empêchant d'approcher et ainsi cherchant toujours à conserver, jusqu'au soir, le chemin de CHAUMES, par lequel Napoléon avait promis d'arriver. Mais lorsque les têtes de colonnes françaises conduites par l'Empereur se présentent au village de CHAUMES, elles y trouvent les tirailleurs de l'ennemi.
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A droite, Chateaux (sud de la RN19)
Au centre, Gérard (suivant la RN 19),
A gauche, Duhesme
(nord de la RN19).
Les
ailes sont flanquées par de la cavalerie;
A droite, Kellermann
(sud de la RN19),
avec les brigades Lamothe,
Colloaert, Ismet, Ornano
;
A gauche, Milhaud
(nord de la RN19)
avec les brigades Subervie,
Piré, Montéligier et Ludot.
L’artillerie
commandée par Drouot
appuie de
ses feux la marche des troupes. pour des facilités de
déplacement, celle-ci va suivre le tracé de la RN19
actuelle
TROUPES DES « ALLIES
De l’Infanterie d’avant garde composée d’éléments légers de Palhen sous les ordres de Wittgenstein éparpillés dans la plaine avec des éclaireurs à portée de GUIGNES et VERNEUIL….
Des escadrons de Cavalerie légère, en support, stationnés entre MORMANT et GUIGNES
Quelques batteries d’artillerie positionnées sur la cote 112 (Ferme de Mont) mais trop loin pour être efficaces et d’une aide quelconque !
FEVRIER 1814 : un hiver terrible : tout est
gelé depuis des jours ! Les chemins sont défoncés
et peu praticables : Les ARMEES des DEUX BORDS coupent donc au
plus court ! Seuls les cours d’eau sont des obstacles
difficilement évitables et gênent la progression, mais
gelés, évitent la recherche de ponts ou de gués
qui retarderaient encore plus les opérations
Les cartes sont des cartes IGN actuelles avec les
relevés actuels ! Nombre de chemins, voir de routes sont
modifiés voir ont disparus ; soit au fil du temps ;
soit par le remembrement ou pour d’autres raisons particulières !
Une mention particulière pour le « RU d’ANCOEUR » :
il coule toujours ; mais n’est plus signalé sur les
cartes récentes car il a été « busé »
dans les années 1970/1980,un thalweg permet, d’imaginer son
cours
D’autre part du fait des drainages, nombre de pièces
d’eau (mares, étangs, voir marécages) ont disparues ;
le déboisement dû à l’agriculture intensive a
modifié le profil des parties boisées. Lesquelles,
devenues propriétés privées pour la plupart,
sont clôturées par des barbelés rendant
difficile, sinon impossible, la reconstitution sur le terrain du
parcours de ce jour de 1814
Napoléon
prévoit de livrer à GUIGNES
la principale bataille de la campagne : il y masse 12 000 hommes de
toutes armes et 4 000 cavaliers. L'ennemi, lui, occupe déjà
VERNEUIL.
Napoléon
arrive à
GUIGNES à
temps pour dissiper les tirailleurs russes qui s'interposent déjà
entre ce village et CHAUMES.
Dans
cette première soirée, on se contente d'arrêter
les Alliés devant GUIGNES.
Le Quartier Impérial passe la nuit dans ce village, toutes les
troupes qui le suivent, défilent jusqu'au jour; et au même
moment les Dragons du général Treilhard,
tirés de l'Armée d'Espagne, se présentent par la
route de PARIS;
ce renfort de cavalerie ne pouvait arriver plus à propos.
Pendant
la nuit, les courriers se multiplient pour porter à
PARIS des nouvelles
rassurantes; ils entrent dans les faubourgs, escortés d'une
foule de curieux que l'inquiétude a réunis à
CHARENTON,
autour des voitures du grand parc; car les gros équipages du
duc de Bellune
et du duc de
Reggio avaient
été poussés jusqu'à cette dernière
position.
Napoléon
s'installe à
l'auberge Sainte Barbe
alors tenue par Jean
Urbain Notaire.
A peine est-il descendu de cheval qu'il convoque Victor,
Oudinot et
Macdonald.
On entend des éclats de voix :
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"Est-ce que je ne suis plus le maître ? On se fout de moi ! On me trahit !" Les maréchaux tentent de s'expliquer mais le temps presse, il faut agir et vite. Déjà le général Kellermann, le fils du vainqueur de Valmy et ses cavaliers pénètrent dans le village aux cris de « Vive l'Empereur ! » Maintenant, il y a 50 000 hommes autour de GUIGNES. Le village, les champs, les chemins de traverse se remplissent de mouvement. Les feux de bivouac illuminent les ténèbres. Un grand combat se prépare et, en pleine nuit, les troupes de Victor et d'Oudinot prennent leurs positions de combat. Le rapport de force penche nettement en faveur de l’Empereur dans un rapport de 6 pour 1 ! L’affaire se présente sous les meilleurs auspices, mais rien n’est encore joué. Un grain de sable peut toujours gripper la plus fiable des machines ! Et pourtant ……… |
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Le jour venu, Napoléon monte au clocher de GUIGNES et du fourreau de son épée fait sauter quelques ardoises. Il plonge son regard dans la plaine et...ne voit rien ! Il se dirige alors vers l'ancienne auberge de l'Écu de France devenue l'habitation de l'ancien conventionnel Lecointre, mort en 1805, et grimpe dans le belvédère édifié par le régicide Là, la vue est plus facile, l'accès plus aisé. On embrasse toute la plaine d'un seul coup d’œil.
(Pendant que l'Empereur redescend pour donner ses dernières directives, tordons le cou à deux bobards : ce jour là. Napoléon n'a jamais escaladé les clochers de Yèbles et de Presles en Brie comme le prétendent les légendes locales. Un tantinet de jugeote aurait montré qu'il ne pouvait rien voir de ce qui se tramait vers Mormant !) Il monte à cheval. La présence du « Père la Violette » à l'avant-garde déchaîne l'enthousiasme de l'armée. Tout le monde est certain de la victoire, de l'Empereur au dernier des tambours. Le 17 au matin, toute l'armée quitte GUIGNES et se reporte en avant; par la vigueur du choc, les alliés apprennent que Napoléon est de retour, et tout cède à l'impulsion donnée par sa présence. Aux abords du village de l'ETANG, des escarmouches ont lieu: des vedettes ennemies essuient des coups de feu des avant-gardes françaises. Mais c'est vers PECQUEUX que la fusillade devient plus sérieuse.
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Il est nécessaire de resituer l’importance du bourg : à l’époque, la commune, regroupée autour de l’église, peut se définir comme « un village-rue ». c’est à dire une église et des maisons construites, de part et d’autre, le long d’un axe routier principal, ici l’actuelle RN19, avec des amorces vers des routes secondaires ( vers MELUN ou BREAU) ! Grossièrement (de nos jours) du carrefour RN 19/avenue de la Gare à l’entreprise des camions de transport pour l’axe Nord –Sud et des excroissances en direction de MELUN. Tout le reste sera construit que beaucoup plus tard sur des parcelles agricoles ! Il va sans dire que les talus et autres ouvrages d’art concernant le tracé de la voie ferrée, ou des lignes EDF étaient du domaine du virtuel
| des forces en présence
lui fait apparaître la disproportion des protagonistes. Lucide
il prend la décision d’un repli aussi prompt que
stratégique ! Les ordres sont donnés et exécutés
sans délais.. Palhen
aussitôt essaie de se replier vers NANGIS
en tentant,
toutefois de résister autour de MORMANT.
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D’autre
part la portée efficace de l’artillerie impériale se
limite à environ 800 m ; c’est pourquoi le point haut
où sera construite « la ferme de Mont ( cote 111)
n’est pas utilisé par nos artilleurs : trop loin pour
canonner utilement ! Le bourg de MORMANT est calé à
la cote 105 à la Mairie.
| L’infanterie Russe se
replie en désordre et se reforme en deux carrés à
la sortie Est du village, vers l’actuelle Ferme
de l’Epine.
Sur l'aile droite, la cavalerie d'Ismet entreprend un mouvement tournant et tombe sur les arrières des Russes. Venant de GUIGNES, les troupes profitent des 2 mottes de « La Justice » et de « Mont » pour manœuvrer hors des vues directes de Palhen et Rüdiger. Elles utilisent le terrain plat alentour (AUBEPIERRE-OZOUER au nord ; ROUVRAY –LADY au sud) pour un déplacement peut-être légèrement plus long, mais plus rapide évitant de se fatiguer en parcourant le ,long, faux-plat des 2 mottes ! De son côté, Milhaud lance ses escadrons sur la gauche et culbute la cavalerie adverse commandée par Rüdiger. Les escadrons russes refluent en désordre sur le château de Bisseau. Des combats de retardement ont lieu autour de ce point de fixation. Ils permettent aux fantassins russes de se reconstituer en corps homogènes et cohérents afin de retraiter vers l’est. |
| Ce château a
appartenu à la Duchesse de MONTPENSIER, surnommée « La
Grande Mademoiselle » épouse du Duc de LAUZUN et
accessoirement cousine du Roi Soleil, LOUIS XIV. Aujourd’hui
propriété privée.
Cette demeure est restée intacte depuis.
(Pendant
que l'Empereur s’installe dans cette mini pièce, tordons, à
nouveau, le cou à un autre bobard : ce jour là.
Napoléon n'a jamais dormi en ce lieu ; tout au plus un
casse-croûte !! 08H00 GUIGNES – 10H00 MORMANT – 13H00
NANGIS – 15H00 VALJOUAN ! Encore une légende locale qui
s’évapore!)
Le terrain environnant
est très plat autour de Mormant,
ce qui explique l'efficacité des Dragons ce jour là,
eux qui revenaient d'Espagne, après des années de
guérilla.
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La cavalerie russe est massée entre BISSEAUX et LADY, vers l’actuelle ferme de TRIBOULEAU. En face, la cavalerie impériale... Les sabres et les casques brillent au soleil d'hiver. Tout d’un coup les trompettes sonnent. Les Dragons français chargent. Ce sont des vétérans d’Espagne, secs, tout en nerfs et en muscles. Ils galopent vers l’ennemi aux cris mille.fois répétés de « Vive l'Empereur !!! » Les troupes de cavalerie de l’Empereur se composent en 2 fonctions principales : la Cavalerie Légère constituée essentiellement de régiments de Hussards et de Chasseurs et la Cavalerie Lourde qui comprend les Cuirassiers et les Dragons. Chasseurs et Hussards sont des éléments rapides, évoluant vite, chargés plus particulièrement de la reconnaissance et des manœuvres où la vitesse devient la priorité. Leur monture se rapproche des chevaux « de course » sans pour autant être de pur-sang ! Ils sont équipés « léger », sans chargement inutile avec un armement adapté. |
photo soko |
Cuirassiers et Dragons jouent sur l’effet de masse.
Les cavaliers sont sélectionnés pour leur stature
imposante. Les chevaux choisis,semblent plus près des animaux
de trait ou de labour mais toutefois moins placides et bien plus
véloces ! Les hommes protégés par des
plastrons métalliques et armés de sabres, lourds et
longs, forment, individuellement, un ensemble d’environ 2,50m de
haut et de plus d’une demie tonne de masse ! Le choc de 2
cavaliers lancés l’un contre l’autre à pleine
vitesse, devient un spectacle inoubliable !
Les Dragons, régiments de percée,
s’élancent sur l’ennemi au milieu d’un nuage de neige
poudreuse soulevé par les milliers de pattes déchaînées.
Le grondement du galop s’ajoute aux cris et clairons ! La vue
et l’ouïe sont saturés par ce spectacle dantesque.
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Les dernières troupes russes résistent sur la grande route de NANGIS, à hauteur de GRAND PUY (orthographe d’époque)
De l'autre côté de la route, l'infanterie russe est refoulée vers GRANDPUITS. Elle doit faire.front de toutes parts.
Drouot et les 36 pièces de l'artillerie de la Garde les foudroient. Les survivants sont.sabrés par les Dragons
L’Infanterie se forme vainement en deux carrés; l'un, chargé par le général Milhaud, à la tète du 13ème, lequel pénètre par une face de ce carré ennemi, tandis que le général Kellermann. suivi du 6ème Dragon pénètre de l’autre côté. Nos cavaliers font jonction au beau milieu du dispositif ennemi qui met bas les armes.
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Wittgenstein,
en fuite, arrive à NOGENT-sur-SEINE,
le premier de son armée! A une heure de l'après-midi, Napoléon s'installe au hameau de la Barraque, (NANGIS) chez le juge de paix Salmon. Les fuyards se sauvent sur PROVINS et VILLENEUVE-LES-BORDES. Nos troupes poursuivent l'ennemi dans toutes les directions. Le maréchal Oudinot se porte vers PROVINS et bivouaque à MAISON-ROUGE. MacDonald occupe MEIGNEUX, VILLENAUXE-la-PETITE ( ???VANVILLE serait plus cohérent mais….), MONTIGNY-LENCOUP ayant DONNEMARIE-en-MONTOIS pour objectif. Le maréchal Victor a l'ordre formel de se porter sur MONTEREAU. Il s'y dirige avec la division Gérard et les Dragons de Lhéritier. Il doit passer par VILLENEUVE-les-BORDES et SALINS. |
Gérard
lance contre l’ennemi, protégé à la fois par
son artillerie et les bois de VALJOUAN
à GURCY-le-CHATEL
les escadrons de Bordessoule
qui le culbutent tandis; de son côté, Gérard,
avec un bataillon d'infanterie du 86ème de ligne, attaque
VILLENEUVE-LES
BORDES de front.
Le général Gérard
engage aussitôt l'action, avec le reste de sa division, profite
d'un ravin boisé qui camoufle son mouvement, et se porte par
sa gauche sur les derrières des Bavarois.
Les
troupes ennemies qui défendent VILLENEUVE
sont donc débusquées par le 86eme de Ligne, et ensuite
chargées et culbutées par les cuirassiers du général
Bordesoulle.
Deux
cents jeunes cavaliers du 8ème Cuirassiers dont les
officiers et les sous-officiers qui devaient encore, la semaine
précédente, seller les chevaux, se jettent sur les
Hussards de Joseph II
et les Uhlans de
Schwarzenberg
furieusement, à coups de sabre, de pistolets et même de
pierres, en tuent trois cents et ne
font pas de prisonniers...
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Le Général Bavarois ne voulant pas prolonger le combat, forme son infanterie en carré, et croit opérer en sûreté sa retraite sur DONNEMARIE. Mais à peine a-t-il marché quelques instants que le général Gérard les rattrape au hameau de la Haie-Jutard, et, débouchant du bois, attaque ses masses à la baïonnette, et les met dans le plus grand désordre.
La division de cavalerie du général Piré rattrape, encore, la cavalerie russe du défilé du bois de NANGIS, fait un grand nombre de prisonniers, et prend six bouches à feu. |
photo soko |
| photo soko |
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**8 combats : PECQUEUX – MORMANT – GRANDPUITS – BAILLY-CARROIS – NANGIS – VALJOUAN – VILLENEUVE les BORDES – LA HAIE-JUTARD. Un bataillon entre 480 et 600 Hommes et un régiment à 3 bataillons de 1500 à 2000 hommes, Etat-Major compris !
**FUSIL : Portée pratique et efficace (voltigeur moyen): 50 à 150m (sensiblement inchangée de nos jours)
Calibre : environ 14mm (5,56 mm aujourd’hui). Cadence de tir : 1,5 à 2 coups par minute (200 à 300 coups/minute limités par les problèmes d’échauffement avec les armes automatiques)
**CANONS : Portée pratique et efficace: 800 à 1400m (jusqu’à + de 40KM pour nos équipements actuels)
Calibre de boulet: environ 100mm (obus de 155 mm aujourd’hui). Cadence de tir : 0,5 à 1 coup par minute (6 coups/minute limités par les problèmes de contre batterie pour l’Artillerie moderne)
A NOTER : Au contraire de l’obus qui explose en
projetant des éclats mortels dans un large rayon, le boulet
tue peu directement des soldats en rase campagne (masse
inerte) mais blesse énormément en roulant au sol
en fracturant les jambes (« jeu de quilles »),
l’infection se chargeant du reste et mobilisant beaucoup de
personnel pour s’occuper des blessés.
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Que
reste-t-il de ces combats de nos jours ? Une plaque, déplacée,
à l'auberge
Sainte-Barbe à
GUIGNES, c'est à peu près tout.
On ne trouve rien dans les champs où se déroulèrent les combats, d’après les cultivateurs qui exploitent ces terres. Les corps des soldats des deux camps tombés ce jour là ont été inhumés sur place. Il semble que l'on a trouvé, il y a quelques années, plusieurs squelettes à GRANDPUITS lors de travaux. Aux dires du secrétariat de la mairie de MORMANT (1980), il n'y a rien dans les archives de l'état civil concernant la bataille.
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17 février 1814
... Un militaire du 4ème` Dragon qui avait eu la jambe cassée à la bataille du dit-jour qui s'est donné dans la plaine de LADY, à BISSEAUX. Ce militaire n'avait aucun papier.
...
Un militaire du 14ème Dragon qui avait eu l'épaule
cassée à la bataille dit dit-jour qui s'est donné
dans la plaine de LADY, à BISSEAUX. Ce militaire n'avait aucun
papier.
Ces
actes sont instructifs dans le sens où ils situent exactement
l'emplacement de la
bataille de Mormant.
On
trouve, d'ailleurs, dans les registres de l'état civil de
BRIE-COMTE-ROBERT (dont, le 19 février, celui de Michel
Nicolas Caumont, brigadier du 4ème Dragon, vraisemblablement
blessé à NANGIS où son régiment
s'illustra et qui porte toujours l'inscription NANGIS
1814 sur son
étendard, décédé chez le vigneron Etienne
Merlin et deux Dragons inconnus du 4ème et du 14ème
Dragon, décédés chez le logeur Nivois, Place
Royale), de GUIGNES et de NANGIS, quelques déclarations de
décès. Il s'agit de militaires décédés
des suites de leurs blessures dans des ambulances ou chez les
habitants, ceux tués au combat ne figurent pas dans les
registres.
POUR EN SAVOIR PLUS :
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Vous pouvez, peut-être - consulter, à
votre tour, les registres de 1814 des autres communes environnantes:
Valjouan et Villeneuve-les-Bordes, Meigneux, Gurcy,
Donnemarie-Dontilly, Montigny-Lencoup, etc. Vous devriez y trouver de
quoi compléter cette évocation. La bataille de MORMANT n'est pas une bataille d'importance dans l'histoire napoléonienne et dans la campagne de France. Mais dans le contexte d'alors, il ne faut pas perdre de vue l'efficacité des commandants sur place ce jour là et le courage des troupes françaises présentes sur le terrain. |
Enfin, à MORMANT le Samedi 27 MARS 1999, le Maire de MOSCOU, Youri LOUJKOV, assisté du maire de MORMANT, André HUGUET et en présence de nombreuses Hautes Autorités de 2 Nations, inaugure un Monument aux Morts Russes ; érigé selon son vœu ! Cette colonne, due au sculpteur Russe Nicolay GORINICHEV, fut conçue, financée et réalisée en RUSSIE ! Démonté et transporté en pièces détachées jusqu’à son emplacement actuel ; il a été réassemblé par une équipe mixte d’ouvriers Russes et du Personnel technique Municipal de la commune !
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Remerciements : Fond de cartes : 1/100 000 et 1/25 000 IGN France
Photos : M. SOKOLOWSKY
Impression : RPC –77.
Sainte Colombe
(1)--.Selon
un certain nombre d’historiens locaux, sérieux et biens
informés, la fatigue fait partie de l’histoire officielle.
En réalité, semble-t-il, que la réalité
historique soit beaucoup plus crue et terre à terre. Victor,
poursuivant sur Montereau, rassemble son état-major à
Montigny-Lencoup (petit village, sur une éminence, à 10
Km de son objectif) afin de décider de la manœuvre suivante.
Par commodité la réunion se tient dans l’auberge du
village. Or dans ce lieu officie une accorte personne, laquelle
monopolise l’attention et les intentions de Victor.
D’après les dits historiens, la soirée
comporta peu de temps aux combats, sinon ceux de l’amour. Toujours
est-il que la progression « victorienne » s’arrête
en ce lieu ; et, le lendemain, Napoléon limoge Victor
avec brutalité !! En effet, 10 Km, soient 2 heures de
marche (tenant compte de la fatigue, réelle, et du terrain
accidenté du vallon de Salins) ou 1heure de cheval séparent
MONTIGNY des ponts de MONTEREAU.
Ce que Victor voyait en arrivant à MONTIGNY-LENCOUP depuis la route : Le village à 150m à gauche,
MONTEREAU à droite (incendie réel, en ville, près du confluent Yonne/Seine).
(La vue est prise du lieu-dit « le moulin à vent », point culminant du village où devait se trouver l’édifice du même nom).
A ce moment crucial, une option tactique entre audace, malgré la fatigue, et poursuite de l’action ou prudence et récupération des forces avant la bataille ?