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Victorieux à Leipzig en septembre 1813, les Alliés
étaient désunis sur la conduite à tenir
envers la France.
Les Prussiens voulaient déposer Napoléon en marchant jusqu'à Paris. Le Tsar Alexandre 1er ne voulait pas être trop dur avec son ennemi mais ne s'opposait pas à la destitution de Napoléon. Les Anglais craignaient le peuple français si on touchait à son empereur. Les Autrichiens souhaitaient l'avènement de Napoléon II sous la régence de Marie-Louise. Des propositions de paix furent envoyées à Napoléon de Francfort mais l'Empereur ne pouvait se résoudre à abandonner ses conquêtes. Il ne donna son accord que quand la situation militaire avait évolué à son désavantage. A la fin décembre 1813, les troupes alliées passèrent le Rhin. Napoléon avait laissé les frontières à la garde des maréchaux Victor, Marmont et Macdonald qui ne voulaient que conclure une paix qui leur permettrait d'en finir avec ces incessants conflits. Wellington avait passé les Pyrénées et avançait dans le Sud. La Hollande s'était soulevée contre l'occupant français et l'Italie passait sous le contrôle des Alliés, secondés par Murat qui voulait sauver son trône de Naples. |
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...Cependant l'armée de Schwarzenberg, après avoir forcé ent sur Seine, de Bray sur Seine et de Montereau, s'avançe sur Nangis. Les bavarois du général de Wrede, et les russes du général Wittgenstein forment l'avant-garde ennemie qui entre dans la Brie. De l'autre côté de la Seine, Sens, malgré la belle résistance du général Alix, a été enlevée par le prince de Wurtemberg... ...Le 16 février 1814 au matin, Napoléon quitte Meaux et se dirige sur Guignes, à travers la Brie, par le chemin de Crécy et de Fontenay-Trésigny... Depuis midi l'on se bat dans la
plaine de Guignes. Les ducs de Bellune et de Reggio, toujours
poussés par l'ennemi, lui oppose la plus vive
résistance, cherchant à conserver jusqu'au soir le
chemin de Chaulnes, par lequel Napoléon a promis d'arriver
; mais lorsque les têtes de colonnes conduites par l'Empereur
s'y présentent, elles trouvent les tirailleurs de
l'ennemi. |
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... Le 17 février 1814 au matin, toute l'armée
quitte Guignes et se reporte en avant ; par la vigueur du choc, les
alliés apprennent que Napoléon est de retour, et tout
céde à l'impulsion donnée par sa présence. Le
2è corps, commandé par le maréchal Victor, duc
de Bellune, qui marche en tête sur la route de Guignes à
Nangis, soutenu par les corps de cavalerie des généraux
Kellerman et Milhaud, rencontre, en avant de Mormant , un corps russe
de 8000 hommes qui se replie aussitôt.
Napoléon fait doubler de vitesse aux colonnes d'attaque . Pendant que la cavalerie contourne Mormant par ses flancs, le 2è corps l'attaque de front. Le chef de bataillonGérard, avec le 5è bataillon du 32è de ligne , y entre au pas de charge et enfonçe une partie de l'ennemi à la baîonnette. Pressé de toutes parts, l'ennemi est dans un grand embarras lorsque le général Drouot s'avance avec trente-six pièces de la Garde, ouvre un feu terrible sur les masses d'infanterie russe et détermine leur déroute. Une partie de la cavalerie parvient seule à s'échapper; l'infanterie se forme vainement en deux carrés ; l'un, chargé par les généraux Kellerman, met bas les armes ; le second essaie de se sauver en se jetant vers le marais d'Ancoeur; mais assailli en queue par les 4è et 10è dragons, en tête par le 6è et le 13è il est enfoncé et contraint de se rendre. Les fuyards se sauvent sur Provins et Villeneuve-le-Comte, et sont poursuivis dans toutes les directions. |
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